Nucléaire, nouveau scandale

15 10 2009

radioactif

Alors que cette semaine est marquée par la diffusion du film d’Arte, Déchets, le cauchemar du nucléaire (pour visionner le film), la découverte de plusieurs dizaines de kilos de plutonium « perdus » sur un site du Commissariat à l’Energie Atomique de Cadarache fait tâche pour l’industrie du nucléaire.

« Alors que le stockage de déchets nucléaires français en Russie défraie la chronique, Greenpeace accuse Areva et le Commissariat à l’énergie atomique d’être incapables de gérer le plutonium, matière dangereuse issue de l’activité des réacteurs nucléaires », a déclaré Greenpeace aujourd’hui.

D’après l’article du Monde.fr, l’association rapproche les deux affaires sous l’appellation « déchets nucléaires », ce que conteste l’industrie nucléaire, pour qui la notion de déchets recouvre les produits radioactifs promis à un stockage définitif, tandis que le reste, des « matières » irradiées sorties des réacteurs, est entreposé en attendant un éventuel retraitement futur.

Le gouvernement appelle, comme à chaque incident, à la transparence, mais aucun véritable débat public sur le sujet n’est au programme. Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem, demande « une vraie évaluation coût-avantage dans tous les domaines : économique, financier, écologique, social ».

Et Greenpeace conclut: « Le nucléaire représente une menace pour l’humanité. Nous le répétons depuis près de quarante ans. Qu’attend l’Etat français pour en prendre acte ? »




Déchets, le cauchemar du nucléaire

12 10 2009

Visionnez le film « Déchets: le cauchemar du nucléaire » jusqu’au 20 octobre sur arte + 7:

http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=2883866,scheduleId=2853338.html

En pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, les industriels et certains politiques nous présentent l’énergie nucléaire comme la solution d’avenir, une énergie propre, maîtrisée, sans impact sur l’environnement et la santé. Parfois même, une énergie qui s’inscrit dans le « développement durable ». Mais l’énergie nucléaire est-elle aussi propre qu’on nous le dit ?

DÉCHETS : LE CAUCHEMAR DU NUCLÉAIRE
Réalisateur : Eric Guéret
Auteurs : Laure Noualhat et Eric Guéret
Avec la participation de Michèle Rivasi et Jean-Luc Thierry
Production : ARTE France, Bonne pioche, en association avec Sundance Channel

Mardi, 13 octobre 2009 à 20:45 sur ARTE
Rediffusion jeudi 15 octobre à 09H55
(France, 2009, 98mn)

Plus d’infos sur Arte.tv

L’article du Monde.fr




Quel est l’impact écologique de son téléphone portable?

11 08 2009

ACV

L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie), soucieuse de continuer son action de sensibilisation du grand public aux impacts environnementaux des produits de consommation, s’est intéressée aux téléphones portables et à leurs utilisations.

La méthode utilisée est l’Analyse de Cycle de Vie (ACV), une méthodologie qui permet d’évaluer les impacts environnementaux d’un produit ou d’un service sur l’ensemble de son cycle de vie.

Cette étude a permis de démontrer que la phase la plus impactante pour l’environnement était la phase de fabrication, suivie de la phase d’utilisation, celle liée aux transports étant quasiment négligeable.

Le consommateur peut donc jouer un rôle dans la réduction des impacts de son téléphone en suivant les recommandations suivantes:
· Prolonger la durée de vie du téléphone.
· Privilégier le dépôt du téléphone hors d’usage dans une déchetterie (recyclage) plutôt
que de le laisser dans un tiroir ou de le jeter avec les ordures ménagères.
· Eviter d’acheter un portable avec un grand écran
· Eviter les téléphones à clapet et / ou avec les fonctionnalités GPS, FM et vidéo
· Eviter de laisser le chargeur branché lorsque la charge est terminée
· Faire le choix de l’acquisition d’un chargeur dynamo à la place du chargeur standard, si ce choix est proposé à l’achat.

Retrouvez le rapport de l’ADEME sur les impacts du téléphone portable en fonction de scénarios d’usage




Nos poubelles à la loupe

16 07 2009

Que trouve-t-on aujourd’hui dans nos poubelles ?

C’est la question à laquelle répond l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME). Une campagne de mesures utilisant la méthode MODECOM (Méthode de caractérisation des ordures ménagères) réalisée en 2007 sur 100 collectivités tirées au sort a permis d’analyser de près de 900 échantillons de déchets (ordures ménagères résiduelles, collectes sélectives et déchèteries).

Les points à retenir:

- De 2005 à 2007, la quantité d’ordures ménagères collectées reste stable, mais les apports en déchèteries continuent d’augmenter

- Le recyclage continue sa progression
Sur ces 37,77 millions de tonnes, 33,5% sont orientés vers du recyclage matière ou organique contre 31% en 2005. Ces données sont à rapprocher des objectifs fixés par le Grenelle : atteindre 35% en 2012 puis 45% en 2015.

- Le tri est entré dans les habitudes des Français
La collecte sélective des journaux, magazines, revues et emballages a permis de capter 50 % de ce type de déchets.

- La composition des ordures ménagères n’a pas fondamentalement changé depuis 15 ans
En 2007, la répartition entre les différents matériaux est assez proche de celle de 1993, à l’exception des textiles sanitaires, en très forte augmentation. Les emballages eux ont un peu diminué, passant de 39 % en 1993 à 32 % en 2007.

Les déchets en chiffres en France année 2009




Recyclage électronique au Ghana: une industrie malsaine

8 07 2009

Il y a quelques mois, on avait pu voir une magnifique vidéo expliquant comment recycler un ordinateur pour en extraire les métaux précieux ( voir le post « Vos PC valent de l’or »). Ce reportage présentait gentiment comment récupérer un maximum de matière première sur un ordinateur usagé. Il signalait à peine le reste non recyclé, bien souvent constitué de produits toxiques, qui finit brûlé. Voilà un autre reportage montrant plutôt le côté obscur de cette industrie:

On y voit comment des montagnes de déchets électroniques (e-wastes) sont brûlées dans des conditions sanitaires plus que discutables, afin de récupérer ces fameux métaux précieux (or, argent, cuivre notamment). Non seulement le gâchis est considérable, mais bien entendu, pour travailler dans ces fumés de produit toxique, ce sont les ghanéens qui s’y collent!

La majorité de ces déchets proviennent des Etats-Unis ou d’Europe. La vidéo précise que ces mêmes pays ont interdit l’exportation de déchets électroniques en dehors des pays membres de l’OCDE. Evidemment, certains industriels passent outre ce règlement en déclarant ces exportations comme des produits d’occasion (second hand). Sur ce sujet, Greenpeace tente de faire pression sur les compagnies informatiques entre autre par le biais de son classement « Guide to Greener Electronics » (voir le site de greenpeace). Même en mâchant ses mots, cette pratique n’a pas volé le titre de « scandaleuse ».




Total se lance dans le stockage du CO2

12 06 2009

 Sites de stockage du CO2

La multinationale Total vient d’obtenir l’autorisation d’enfouir 120 000 tonnes de CO2, pendant 2 ans. Cet accord ne fait pas l’unanimité auprès des associations de défense de l’environnement.

Total: “Ce projet démontrera le rôle que la capture et la séquestration du CO2 peuvent jouer dans la réduction des émissions de Gaz à effet de Serre des installations industrielles” (Christophe de Margerie, President Exploration & Production de Total, voir le site web).

Même si ce projet semble à première vue orienté écologie, la FNE s’oppose au recours à cette technologie. Les principaux arguments avancés par l’association sont (voir le communiqué de presse):

-Une technologie coûteuse: en effet, non seulement cette technologie est très onéreuse, mais elle est également très gourmande en énergie. Les opérations de capture, transport et injection souterraine s’avèrent en effet très consommatrices.

-Une technologie mal maîtrisée: Certains expert estiment que ce type de méthode ne sera pas complètement opérationnel avant 2030. De plus, les risques environnementaux ne sont absolument pas maîtrisés. L’enfouissement de CO2 dans des cavités géologiques pourrait en effet avoir de graves impacts. Citons les risques potentielles d’intoxication des nappes phréatiques voisines ou encore l’acidification des océans (dangereux pour la vie sous-marine). Ces risques peuvent également être amplifiés par des fuites provoquées par une activité sismique proche.

Même les plus optimistes s’accordent sur le fait que ce type de technologie ne peut être développé qu’en parallèle de nouvelles énergies propres. On peut cependant s’interroger sur la viabilité de cette idée, qui peut amener au concept de “charbon propre”, qui consiste à enfouir directement le CO2 émis par une centrale thermique. Ce dernier cas semble peu orienté développement durable car on ne résout pas le problème de l’émission de CO2, on peut donc douter de la possibilité de cacher le CO2 sous le tapis éternellement.




Green Pizza Box

9 05 2009

Dans la série des Green gadgets, celui-la a le mérite d’être amusant !
L’économie réelle parait cependant plutôt limitée.




Vos PC valent de l’or

24 03 2009

Voici une vidéo qui montre comment les industriels arrivent à recycler nos ordinateurs.

 

On remarquera tout de même que la majeure partie de nos outils informatiques finissent brûlés. Seuls les métaux précieux sont récupérés. Qu’advient-il des composants sans métaux, comme les câbles ou les ampoules d’écran ? Le reportage ne le précise pas. On observe également l’utilisation massive de toxiques puissants tout au long du processus.






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