Tout le monde connait le photographe Yann Arthus-Bertrand. Non content de faire de magnifiques clichés de diverses endroits du monde depuis son hélicoptère, il a également réalisé une série de documentaires. Je viens donc de finir la « saison cinq », et je dois dire que malgré ses défauts, notre ami l’hélicolo a compris beaucoup de choses.
Il propose en effet de traiter plusieurs sujets à travers trois films. Tout en voyageant au dessus de paysages à couper le souffle, Yann nous amène à la rencontre de plusieurs personnages. Chacun exerce une activité avec passion et accepte de nous la faire partager. Chacune est unique, et la diversité est telle que l’on a pas le temps de s’ennuyer. Il couvre de très larges problématiques, mais illustrées par des exemples très concrets. Certains sont inconnus et mène un combat local, comme Margane Turband qui tente de sauvegarder les côtes hawaïennes. D’autres sont mondialement connus à l’instar de Muhammad Yunus, l’inventeur du microcrédit. En général, le point commun de tous ces gens est leur volonté de changer les choses, d’évoluer vers un monde meilleur. Mais le photographe laisse s’exprimer des voix très différentes. Ainsi, dans son documentaire sur « la fin du pétrole », on assiste à une interview du directeur de Total avant de suivre la vie d’un Belge ayant décidé de vivre sans consommer la moindre goutte de combustible fossile. Ces documentaires sont donc à la fois fouillés et variés. Le tout est épicé de ces voyages en plein ciel qui nous font tous rêver.
Via ses films, Artus-Bertrand tente de sensibiliser aux problèmes de notre société actuelle. Mais son but n’est pas la culpabilisation, tout est fait sur un fond d’optimisme. Il reste cependant conscient de l’immense chantier qui se tient devant nous. Il met également bien en évidence le lien étroit entre la protection de l’environnement et la luttes contre les inégalités. Il ne faut donc pas hésiter: ses documentaires sont à la foi intéressants et divertissants. A voir et à revoir!
Site de l’émission, la saison 5 se compose des épisodes:
« Toujours plus! »
« La fin du pétrole »
« Les héros de la nature »
Le constat ne cesse de s’aggraver: le thon rouge est de plus en plus menacé d’extinction. En effet, de récentes études ont montré que non seulement les stocks de thon étaient en diminution, mais également que la flotte de pêche française dépassait de plus de 50% les quotas autorisés.
La communauté scientifique s’est réunie à Madrid pour confirmer auprès de l’ICCAT la réalité de la menace portant sur le thon rouge. Soutenue par WWF, celle-ci a souligné l’importance d’une meilleure gestion de la pêche en Méditerranée. Ils estiment qu’il nous faut réduire notre pêche actuelle d’au moins 2/3. Ceci passe notamment par une augmentation de la période de fermeture de la pêche (période de reproduction des espèces) et de la taille minimale de capture (cf.futura-sciences.com).
Du côté des nouvelles positives, de récentes recherches ont permis aux experts de mieux comprendre des mécanismes proies/prédateurs dans certaines régions du globe. Ces mécanismes sont en général très compliqués, mais une meilleure compréhension de ceux-ci pourrait permettre de mieux gérer les pêches dans une optique plus respectueuse de l’écosystème marin (cf.futura-sciences.com).
Si l’on est en droit d’espérer apprendre à pêcher intelligemment, il paraît nécessaire à l’heure actuelle de diminuer de façon drastique notre consommation pour garantir la sauvegarde de ces espèces.
D’après Greenpeace, Total serait l’inventeur de ce nouveau concept avec l’exploitation des sables bitumineux au Canada et à Madagascar, pour un investissement total de 8 milliards d’euros.
« Il s’agit d’un crime climatique commis en toute impunité, explique Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie à Greenpeace France. Les sables bitumineux, c’est la façon la plus sale et la plus chère d’extraire et de produire du pétrole. Le pétrole issu de ces sables génère cinq fois plus de gaz à effet de serre que celui issu des gisements classiques. L’exploitation de ce pétrole nécessite aussi un gaspillage ahurissant d’énergie (gaz, électricité, carburant, etc.) et d’eau. »
L’extraction minière des sables bitumineux a un impact important sur les écosystèmes. En Alberta, cette forme d’extraction détruit complètement, dès l’ouverture de la mine à ciel ouvert, la forêt boréale, et a des conséquences directes sur l’air. Son extraction dégage des agents polluants, tel que le méthane, et génère des gaz très nocifs, tel que l’anhydride sulfureux, qui est responsable, même à des quantités très faibles, de l’acidification des lacs et des forêts.
Selon un rapport scientifique commandité par Greenpeace et les Amis de la Terre, l’avis positif rendu par l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur le maïs MON810 est complètement biaisé par une multitude d’approximations et d’omissions. L’évaluation des impacts environnementaux comme celle des impacts sur la santé humaine sont défaillantes.
« L’EFSA a une fois de plus violé son mandat. Le niveau d’expertise de l’avis de l’EFSA n’est vraiment pas sérieux, regrette Rachel Dujardin, de Greenpeace France. Soit cette agence souffre d’un sérieux manque, soit elle joue un jeu politique très risqué pour notre santé et l’environnement. Il y a assez de preuves montrant que ce maïs-pesticide peut être dangereux. Il devrait être, à ce titre, banni une fois pour toutes des champs européens !»
Sur www.agisavecnoe.org, retrouvez les gestes à suivre pour préserver la biodiversité et adopter la Biodiv’ Attitude. Participatif, ludique et complet, ce site apporte des réponses concrètes à tous ceux qui se posent des questions. Vous y trouverez les clés pour agir au quotidien et serez au contact d’internautes eux aussi impliqués dans la protection de la biodiversité. Alors, vous aussi, passez à l’action !
L’association Noé Conservation a pour mission de sauvegarder la biodiversité par des programmes de conservation d’espèces menacées et de leurs milieux naturels tout en encourageant le changement de nos comportements en faveur de l’environnement. Pour aller plus loin et découvrir les programmes Papillons & Jardin, Jardins de Noé, Arbres & Forêt …, www.noeconservation.org.
Derrière ce mot à consonance germanique se cache une méthode simple qui consiste à réunir un groupe d’amis, de proches, de voisins ou encore d’étudiants pour accomplir, en peut de temps, des travaux de fondation dans un jardin. L’objectif étant de créer des tranchées et autres bassins de rétention d’eau. Cette événement conviviale est le point de départ de la création d’un espace de permaculture.
Si j’ai décidé de vous expliquer ce terme, c’est pour vous présenter ma dernière trouvaille : la permaculture urbaine. L’idée est simple, transformer une simple parcelle de gazon en un jardin autonome, fertile et extrêmement productif. Tout ceci en adéquation avec l’idéologie de la permaculture. A savoir, une vision globale et écologique du monde dont l’objectif est l’intégration de l’activité humaine au sein de l’espace naturel avec lequel elle co-évolue.
Les techniques utilisées sont toutes naturelles et enrichissent les sols en n’utilisant que ce que notre environnement a à nous offrir. On peut mentionner, à titre d’exemple, les bassins de rétention qui accumulent l’eau lors des fortes pluies, le mulch qui utilise les feuilles mortes et autres coupes de gazons pour enrichir les sols en nutriment, la culture sur buttes qui servent a créer à la fois des espaces à fort et à faible ensoleillement ou encore la cohabitation de différentes plantes complémentaires.
Si vous voulez plus de détails ou simplement mieux comprendre son fonctionnement, je vous incite vivement à vous rendre sur le site de Bill & Becky Wilson qui est un véritable guide de la permaculture urbaine (en anglais).
Christian Vélot est maître de conférences en génétique moléculaire à l’Université Paris Sud et enseignant-chercheur à l’Institut de génétique et microbiologie.
Il est particulièrement impliqué dans le débat autour des OGM et anime de très nombreuses conférences de vulgarisation pour expliquer de façon très simple ce qu’est un OGM. Il met un point d’honneur à différencier les OGM de laboratoire utilisés dans la recherche fondamentale et médicale de ceux utilisés dans l’industrie agroalimentaire.
Dans l’interview qui suit, il expose son combat et les difficultés qu’il a rencontré lorsque qu’il a tenté de communiquer ses conclusions sur le sujet épineux des OGM.
Pour ceux qui veulent approfondir la question des OGM je vous conseil vivement de regarder la vidéo de sa conférence très complète et qui fait preuve d’une rigueur scientifique exemplaire.
Richard Wallner est un agriculteur pas comme les autres. Depuis une dizaine d’années, il expérimente dans sa ferme laboratoire, « Le petit colibri » des méthodes qui ne manquent pas d’étonner. Il réalise la prouesse d’obtenir des rendements agricoles supérieurs à l’agriculture intensive et chimique et cela sans utilisation d’aucune machine, d’aucun pesticide et d’aucun engrais (même naturel).
Ce résutlat est rendu possible par l’utilisation de diverses méthodes comme la poly-culture, le non-labour, la culture sur butte ou encore l’absence de fertilisant. Toutes ces mesures favorisent l’épanouissement des végétaux et les rendent plus résistants. Plus que de simplement améliorer les rendements, ce projet vise à redéfinir l’agriculture en la rendant respectueuse de l’environnement, responsable socialement et universellement viable économiquement.
A voir absolument une vidéo qui explique plus en détails le fonctionnement du « petit colibri ».
Un rapport paru dans la revu PLoS ONE d’une étude de l’université de Durham (UK) dénonce une des conséquences du réchauffement climatique sur les oiseaux. En effet, un nouvel indicateur mesurant la sensibilité de ces derniers aux variations des températures, aurait donnée des résultats sans précédents.
75% des 122 espèces étudiées serait en déclin à cause de variations de température trop brutales. Le reflex naturel de ces populations, pour se préserver, est de migrer vers le nord. Cependant ils ne pourront pas continuer ainsi indéfiniment.
Pour lire le rapport (en anglais) rendez-vous sur cette page.
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