Une étude britannique parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition montrait que manger des aliments issus de l’agriculture biologique n’était pas plus sain. En effet, le bio apporterait des avantages nutritifs peu significatifs par rapport à l’agriculture traditionnelle.
Citée par Le Figaro, Cécile Frissur, déléguée générale de Synabio, le Syndicat national des transformateurs de la filière bio, reproche aux chercheurs de n’avoir pas tenu compte « des méthodes de l’agriculture biologique respectueuses de l’environnement et donc in fine de la santé des consommateurs ». (Lire l’article « Une étude britannique remet en cause les avantages de l’alimentation bio » sur lemonde.fr)
Qu’en est-il des pesticides? Si le bio n’apporte pas plus d’éléments nutritifs que le conventionnel, ne serait-il pas tout de même plus sain? Michel de Lorgeril, cardiologue, chercheur CNRS au laboratoire TIMC « Coeur et nutrition » de l’université de Grenoble, intervient dans un article sur le monde.fr « Manger bio, sage précaution ».
Quoi de mieux qu’une vidéo « façon geek » pour expliquer les dangers de l’industrie agroalimentaire et particulièrement les dérives de l’élevage intensif…
Selon un rapport scientifique commandité par Greenpeace et les Amis de la Terre, l’avis positif rendu par l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur le maïs MON810 est complètement biaisé par une multitude d’approximations et d’omissions. L’évaluation des impacts environnementaux comme celle des impacts sur la santé humaine sont défaillantes.
« L’EFSA a une fois de plus violé son mandat. Le niveau d’expertise de l’avis de l’EFSA n’est vraiment pas sérieux, regrette Rachel Dujardin, de Greenpeace France. Soit cette agence souffre d’un sérieux manque, soit elle joue un jeu politique très risqué pour notre santé et l’environnement. Il y a assez de preuves montrant que ce maïs-pesticide peut être dangereux. Il devrait être, à ce titre, banni une fois pour toutes des champs européens !»
Exposition aux pesticides et maladie de Parkinson: le lien confirmé chez les agriculteurs français
Une équipe de chercheurs de l’unité Inserm « Neuroépidémiologie » et de l’UPMC montre que l’exposition aux pesticides double quasiment le risque de survenue de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs. Ce risque augmente avec le nombre d’années d’exposition et, chez les hommes, est principalement lié à l’usage d’insecticides, notamment de type organochloré. Ces résultats, qui posent également la question du rôle d’une contamination résiduelle de la population générale par ces pesticides, sont publiés en ligne dans Annals of Neurology.
Alors que la filière BIO a le vent en poupe, avec une progression de 10% par an depuis 10 ans, l’UE lance une campagne d’uniformisation du logo de certification. A partir de Juillet 2010 tous les pays de l’Union se verront donc apposer le nouveau logo BIO européen.
Mais pourquoi en changer ?
Et bien c’est tout simplement car l’actuel est trop ressemblant au logo AOP (Appélation d’Origine Contrôlée) ce qui peut prêter à confusion chez le consommateur.
Mais alors qui va le faire ?
Ce sont les étudiants. En effet, un grand concours a été lancé auprès des apprentis designer des 27 pays membres. Les projets finalistes feront ensuite l’objet d’un sondage en ligne qui permettra aux européens de voter pour leur logo préféré.
Si vous vous sentez l’âme d’un graphiste, vous avez jusqu’au 25 juin 2009 pour soumettre votre projet sur le site du concours européen.
De mauvaises herbes ultra-résistantes envahissent les champs OGM du sud des États-Unis. Face à cette nouvelle menace, des agriculteurs utilisent plus d’herbicides, renoncent aux cultures OGM ou abandonnent simplement leurs cultures.
Le Wwoof ,qu’est-ce-que c’est? Derrière ce nom un peu babare, se cachent les World Wide Opportunities on Organic Farms.
Cette association, à but non lucratif, propose de mettre en relation des bénévoles (ou wwoofers) et des paysans. Le Wwoofer s’engage à participer à la vie de la ferme tandis que le paysan offre en retour son expérience, un lit et les repas. Aucun contrat n’est signé et aucune transaction monétaire n’a lieu car le wwoofing est avant tout un échange humain.
Les hôtes vous accueillent comme un(e) ami(e). De votre côté, vous avez la possibilité de donner de votre temps et participer aux différentes tâches sur la propriété, exploitation (jardin, potager, verger, fleurs, animaux…). Il existe des organisations dans la quasi-totalité des pays du monde. Ainsi le Wwoofing peut être une bonne opportunité de mêler vacances et expérience de vie.
Si l’expérience vous tente, allez faire un tour sur le site de Wwoof.org ou son homologue français Wwoof.fr.
Tout le monde le sait, les fraises espagnoles ne sont pas les meilleures. Généralement blanches à l’intérieur, vertes sous la queue et pas franchement goûtues, elles se vendent pourtant comme des petits pains : 83 000 tonnes en France tout les ans. C’est vrai qu’elles sont attractives avec leur prix à l’achat entre deux et trois euros le kilo. En revanche peu de gens connaissent les circonstances de leur production. Et pourtant c’est la que ça se gâte vraiment.
Une équipe d’enquêteurs de WWF-France s’est récemment intéressée à la production de la fraise hors-saison. Le constat est affligent. Pour arriver à un tel prix tout les moyens sont bons : utilisation massive de toxiques, exploitation de sans-papiers venus du Maroc, non-respect des normes d’hygiènes pour les employés, déforestation, forage de puits sans permission, empiétement sur le parc national en toute illégalité, incinération de plastiques en plein air et j’en passe.
Les gaspillages énergétiques sont également monnaie courante. Un exemple concret, les fraisiers sont conservés l’été dans des frigos pour simuler l’hiver et avancer leur floraison. Si ce procédé peut paraître séduisant pour un entrepreneur, il l’est beaucoup moins pour la consommation électrique. Il ne faut également pas oublier que ce commerce vers la France nécessite pas moins de 16000 camions par an pour faire le voyage depuis le sud de l’Andalousie (car c’est là que la quasi-totalité des fraises espagnoles sont produites).
Richard Wallner est un agriculteur pas comme les autres. Depuis une dizaine d’années, il expérimente dans sa ferme laboratoire, « Le petit colibri » des méthodes qui ne manquent pas d’étonner. Il réalise la prouesse d’obtenir des rendements agricoles supérieurs à l’agriculture intensive et chimique et cela sans utilisation d’aucune machine, d’aucun pesticide et d’aucun engrais (même naturel).
Ce résutlat est rendu possible par l’utilisation de diverses méthodes comme la poly-culture, le non-labour, la culture sur butte ou encore l’absence de fertilisant. Toutes ces mesures favorisent l’épanouissement des végétaux et les rendent plus résistants. Plus que de simplement améliorer les rendements, ce projet vise à redéfinir l’agriculture en la rendant respectueuse de l’environnement, responsable socialement et universellement viable économiquement.
A voir absolument une vidéo qui explique plus en détails le fonctionnement du « petit colibri ».
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