
Le constat ne cesse de s’aggraver: le thon rouge est de plus en plus menacé d’extinction. En effet, de récentes études ont montré que non seulement les stocks de thon étaient en diminution, mais également que la flotte de pêche française dépassait de plus de 50% les quotas autorisés.
La communauté scientifique s’est réunie à Madrid pour confirmer auprès de l’ICCAT la réalité de la menace portant sur le thon rouge. Soutenue par WWF, celle-ci a souligné l’importance d’une meilleure gestion de la pêche en Méditerranée. Ils estiment qu’il nous faut réduire notre pêche actuelle d’au moins 2/3. Ceci passe notamment par une augmentation de la période de fermeture de la pêche (période de reproduction des espèces) et de la taille minimale de capture (cf. futura-sciences.com).
Du côté des nouvelles positives, de récentes recherches ont permis aux experts de mieux comprendre des mécanismes proies/prédateurs dans certaines régions du globe. Ces mécanismes sont en général très compliqués, mais une meilleure compréhension de ceux-ci pourrait permettre de mieux gérer les pêches dans une optique plus respectueuse de l’écosystème marin (cf. futura-sciences.com).
Si l’on est en droit d’espérer apprendre à pêcher intelligemment, il paraît nécessaire à l’heure actuelle de diminuer de façon drastique notre consommation pour garantir la sauvegarde de ces espèces.








5 comments
Ludovic says:
nov 8, 2009
Pour enfoncer le clou un peu plus loin, Greenpeace et WWF affirment que le thon rouge pourrait disparaitre d’ici 2012.
http://www.maxisciences.com/thon/le-thon-rouge-dispara-tra-d-ici-2012-si-la-peche-intensive-ne-s-arrete-pas_art1612.html
Sylvie says:
nov 8, 2009
la question est de comprendre d’ou nous vient ce gout immodéré du thon rouge?
mode , snobisme, fantasmes diététiques …Thon Rouge: à qui profite le crime? ( tiens , celà aurait pu faire un bon titre !…)
Ludovic says:
nov 8, 2009
D’après Wikipédia, »Les Japonais consomment 15 % du poisson mondial, mais 90 % du thon rouge ». je pense que les 10% restant peuvent facilement être attribué à la mode du sushi qui déferle en occident (très subtilement suggérée par Antonin dans son article d’ailleurs
).
Il est intéressant de vouloir comprendre cet engouement mais la priorité reste de mettre en place des solutions pour protéger cette espèce. Mais comme d’habitude ce sont les intérêts économiques à court terme qui semblent ici l’emporter.
A qui profite le crime ? Inutile de chercher midi à quatorze heure, c’est l’industrie de la pêche.
perruque says:
fév 4, 2010
Les thonniers senneurs crient à l’asphyxie de leur profession… Mais de qui se moque-t’on ?
Continuez donc à pêcher au lieu de laisser l’espèce se régénérer et dans 18 mois,
c’est sûr il n’y aura plus de thon rouge pour justifier votre emploi !
Les thonniers senneurs peuvent continuer à se plaindre, mais personne ne s’y trompera,
les industriels du thon sont une toute petite minorité qui ont brassé des millions d’Euros d’aides publiques
et ne représente en aucun cas les acteurs de la pêche artisanale qui elle respecte les ressources !
Que l’on ne s’y trompe pas, les pêcheurs qui se plaignent sont les thonniers senneurs industriels financés par l’argent public !
Ils ne représentent que 150 emplois et sont ‘armés’ de bateaux qui ressemblent plus à des yachts qu’à des barques de pêcheurs !
A côté la pêche artisanale est représenté par environ 600 personnes puisant dans des ressources marines diverses.
deguisement chinois says:
mar 1, 2010
La position de Paris est tout à fait « intéressante ». A quelques semaines des Régionales, on se prononce pour l’interdiction de la pêche au thon rouge. (eh, les Verts, vous voyez comme nous sommes éco-responsables)….
Oui mais cette interdiction pas avant dix huit mois (ohé, les pécheurs, vous pouvez constater que nous soutenons vos revendications sans la moindre faiblesse).
Tant d’hypocrisie quand on a tant besoin de décisions réfléchies !!!! Il est vrai que quand un Président veut taxer le carbone (pas le CO2) pour protéger la couche d’ozone, on peut se poser des questions sur sa capacité à prendre des décisions réfléchies.
Je trouve ce monde désespérant.