Nice énergétiquement verte et autonome en 2029?

30 11 2009

C’est en tout cas ce que nous propose Romain nouvel. Cet étudiant inventif de l’école Centrale, titulaire d’un Master « Energie et Thermique », s’intéresse de près au développement durable. C’est dans ce cadre qu’il a imaginé un projet susceptible de rendre la ville de Nice à la fois propre et fournie en électricité.

Ce travail a pour première qualité sa simplicité. En effet, il s’agit d’utiliser avec discernement les ressources naturelles renouvelables environnantes. Je résumerais son idée aux 3 points principaux:

- Utilisation de cellules photovoltaïques intelligemment intégrées dans le paysage urbain.

- Installation de pompes à chaleur à grande échelle, fournissant climatisation et chauffage selon les besoins.

- Mise en place de 2 lacs artificiels permettant de « stocker » les surplus electriques et de mieux gérer le trafic local.

Utopie ou réalité, ce projet a le mérite d’être ingénieux et démontre, selon moi, que des solutions novatrices existent.

Voir l’article complet.




Un américains sur deux s’estime éco-citoyen

25 11 2009

Il paraîtrait que nos amis d’outre atlantique ont très largement l’impression d’avoir une attitude écolo responsable. Voilà ce que délivrait en substance un article de la très intéressante revue TerraEco. Paradoxal, me direz-vous ! Surtout lorsque que l’on sait qu’un américain émet en moyenne 19,6 tonnes de CO2 dans l’atmosphère par an alors qu’un européen en émet 9 et un kenyan 0,29 (pour rappel le Giec préconise 1,7t.eqCO2/an/hab).

Mais pourquoi sont-ils si optimistes ? Difficile à dire. J’imagine, en premier lieu, que le manque de repères chiffrés élémentaires sur les émissions a sûrement une grande importance. Mais au-delà de ça, je pense aussi que l’on a ici une parfaite illustration d’un effet pervers de la sphère écolo qui s’est développée ces dernières années. En effet, à force de faire la promotion des « éco-gestes », on pourrait presque finir par croire qu’ils sont la solution à tous les maux.

On parle sans cesse de recyclage, d’ampoules basse consommation ou encore de compensation carbone. Mais que savons nous réellement du potentiel de ces pratiques « vertes » ? Elles occupent le premier plan de l’espace médiatique mais pour les connaisseurs, nous sommes loin de pouvoir prétendre atteindre l’objectif du Giec (rappelé plus haut). Ce que je veux dire c’est que sans remises en question des vrais problèmes de notre quotidien il est difficile d’y voir clair. Nous avons pris pour acquis bon nombre de pratiques qui ne devraient pas l’être.

Cependant, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, les éco-gestes ont également et majoritairement de réelles vertus. Il aident à la prise de conscience, mettent sur le devant de la scène des excès, permettent d’importantes économies d’énergies (ou de matières premières) et j’en passe… Je voulais simplement mettre le doigt sur un effet pervers qui sème la confusion dans les esprits de chacun ; et sans doute de ces américains qui encore une fois jouent le rôle de tête de turque.

Ce qu’il faut retenir c’est qu’un américain, un européen ou tout autre citoyen du premier monde, aussi « écolo » qu’il soit, ne pourra s’extraire de son mode de vie excessivement consommateur. Même avec tous les efforts du monde . Le véritable challenge résulte plus de la réorganisation de notre civilisation autour d’une plus grande sobriété. A nous maintenant de nous mobiliser collectivement afin de  mettre en place des solutions réelles et de briser des mythes qui perdurent depuis bien trop longtemps.




L’homme en voie de disparition?

23 11 2009

La déforestation est aujourd’hui la première cause d’émission de CO2. Mais elle provoque également de nombreux autres ravages, non seulement envers l’écosystème, mais aussi envers l’être humain.

En effet, le drame récent de la tribu des Akuntsu en est un nouvel exemple (cf. futura-sciences.com). Cet ancien peuple habitant de la forêt ne compte aujourd’hui plus que 5 membres, et est amené à disparaître. Leurs témoignage, appuyé par d’autre éléments, nous a permis de retracer leur hécatombe. Il s’avèrent que durant les années 80, de nombreux fermiers vinrent déforester le territoire, détruisant les villages à coup de bulldozer, et tuant les habitants à coup de fusil.

Mais cette histoire n’est pas le seul exemple de drame humain. Les historiens ont récemment rassemblé plusieurs éléments suggérant que le peuple Nazca, auteur d’incroyables géoglyphes, a peut-être disparu à la suite d’une catastrophe écologique (cf. futura-sciences.com). En effet, il semble que ceux-ci basait leur société sur une agriculture intensive. La surexploitation appauvri grandement la flore locale qui s’avéra incapable de contenir les crues du fleuves El Nino, menant les Nazca à leur perte.

Alors qu’une espèce sur trois est potentiellement menacé d’extinction (cf. futura-sciences.com), doit-on attendre que l’être humain figure lui aussi sur la liste rouge pour agir?




Menace du thon rouge: doit-on interdire la pêche?

6 11 2009

Le constat ne cesse de s’aggraver: le thon rouge est de plus en plus menacé d’extinction. En effet, de récentes études ont montré que non seulement les stocks de thon étaient en diminution, mais également que la flotte de pêche française dépassait de plus de 50% les quotas autorisés.

La communauté scientifique s’est réunie à Madrid pour confirmer auprès de l’ICCAT la réalité de la menace portant sur le thon rouge. Soutenue par WWF, celle-ci a souligné l’importance d’une meilleure gestion de la pêche en Méditerranée. Ils estiment qu’il nous faut réduire notre pêche actuelle d’au moins 2/3. Ceci passe notamment par une augmentation de la période de fermeture de la pêche (période de reproduction des espèces) et de la taille minimale de capture (cf. futura-sciences.com).

Du côté des nouvelles positives, de récentes recherches ont permis aux experts de mieux comprendre des mécanismes proies/prédateurs dans certaines régions du globe. Ces mécanismes sont en général très compliqués, mais une meilleure compréhension de ceux-ci pourrait permettre de mieux gérer les pêches dans une optique plus respectueuse de l’écosystème marin (cf. futura-sciences.com).

Si l’on est en droit d’espérer apprendre à pêcher intelligemment, il paraît nécessaire à l’heure actuelle de diminuer de façon drastique notre consommation pour garantir la sauvegarde de ces espèces.






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