
Alors que cette semaine est marquée par la diffusion du film d’Arte, Déchets, le cauchemar du nucléaire (pour visionner le film), la découverte de plusieurs dizaines de kilos de plutonium « perdus » sur un site du Commissariat à l’Energie Atomique de Cadarache fait tâche pour l’industrie du nucléaire.
« Alors que le stockage de déchets nucléaires français en Russie défraie la chronique, Greenpeace accuse Areva et le Commissariat à l’énergie atomique d’être incapables de gérer le plutonium, matière dangereuse issue de l’activité des réacteurs nucléaires », a déclaré Greenpeace aujourd’hui.
D’après l’article du Monde.fr, l’association rapproche les deux affaires sous l’appellation « déchets nucléaires », ce que conteste l’industrie nucléaire, pour qui la notion de déchets recouvre les produits radioactifs promis à un stockage définitif, tandis que le reste, des « matières » irradiées sorties des réacteurs, est entreposé en attendant un éventuel retraitement futur.
Le gouvernement appelle, comme à chaque incident, à la transparence, mais aucun véritable débat public sur le sujet n’est au programme. Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem, demande « une vraie évaluation coût-avantage dans tous les domaines : économique, financier, écologique, social ».
Et Greenpeace conclut: « Le nucléaire représente une menace pour l’humanité. Nous le répétons depuis près de quarante ans. Qu’attend l’Etat français pour en prendre acte ? »







1 comment
chevalier says:
mar 11, 2010
La vraie question pour ceux qui veulent regarder ce sujet sans a priori et dans un esprit de responsabilité, c’est : est-ce que le stockage géologique en couches profondes dans l’argile est nécessaire et est sûr ? Je crois alors que la réponse est sans ambiguïté positive et qu’il s’agit bien de la meilleure solution. Le stockage géologique en couches profondes est une option retenue après de nombreuses années de réflexion et d’études par de nombreux pays, et qui est désormais mise en œuvre en Suède et en Finlande.