Le débat de la voiture propre est bel et bien lancé sur la place public. Alors que le gouvernement, les constructeurs automobiles et une bonne partie de la population semblent parier sur l’électricité, de nombreuses voix s’élèvent.
Malheureusement, lorsque l’on creuse la question on ne peut que déplorer le manque de connaissances de ces derniers. Il est évidemment plus facile d’offrir au grand public l’illusion d’une technologie salvatrice que de poser les questions de fond qui gènent tout le monde (à commencer par moi d’ailleurs). Cependant, offrir une véritable alternative d’avenir et pérenne me parait plus judicieux que de s’enfoncer dans de vieux paradigmes dépassés.
Je ne m’étendrai pas plus sur le sujet mais je vous propose d’écouter un débat très intéressant de France Inter entre Patrick Coroller, chef du département transport et mobilité de l’ADEME et Vincent Cheynet, directeur de la publication du journal « La Décroissance ». Je joins également, à cela, une série de liens pour ceux qui voudraient creuser le sujet. Bonne écoute (et lecture) .
Lui et son gouvernement on assisté à une réunion sous-marine à plus de 4m sous l’eau pour y signer symboliquement un S.O.S. lancé au reste du monde. Si l’opération peut paraitre saugrenue, elle a le mérite d’avoir mis sous les projecteurs l’archipel et son combat contre le réchauffement climatique. Alors qu’il ne reste qu’un peu plus de un mois avant sommet de Copenhagen la mobilisation est plus que jamais d’actualité.
Dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Alimentation le 16 octobre, Action contre la Faim appelle à une large mobilisation pour dénoncer l’indifférence que suscite l’aggravation de la faim. Depuis sa création il y a 30 ans, Action contre la faim a vu doubler le nombre de victimes : passant de 500 millions à plus d’1 milliard aujourd’hui. Face à ce chiffre de la honte et à la multiplication des crises, Action contre la Faim sonne l’alerte et invite les Français à réagir massivement.
De 500 millions à 1 milliard : pourquoi ?
République Centrafricaine, Sud Soudan, Kenya, Tchad, Philippines, Indonésie… : l’actualité de la faim est brûlante sur tous les fronts. Les causes et les responsabilités sont nombreuses. Sur les dernières années, on peut notamment pointer l’impact aggravant de la crise économique mondiale et des changements climatiques.
Alors que cette semaine est marquée par la diffusion du film d’Arte, Déchets, le cauchemar du nucléaire (pour visionner le film), la découverte de plusieurs dizaines de kilos de plutonium « perdus » sur un site du Commissariat à l’Energie Atomique de Cadarache fait tâche pour l’industrie du nucléaire.
« Alors que le stockage de déchets nucléaires français en Russie défraie la chronique, Greenpeace accuse Areva et le Commissariat à l’énergie atomique d’être incapables de gérer le plutonium, matière dangereuse issue de l’activité des réacteurs nucléaires », a déclaré Greenpeace aujourd’hui.
D’après l’article du Monde.fr, l’association rapproche les deux affaires sous l’appellation « déchets nucléaires », ce que conteste l’industrie nucléaire, pour qui la notion de déchets recouvre les produits radioactifs promis à un stockage définitif, tandis que le reste, des « matières » irradiées sorties des réacteurs, est entreposé en attendant un éventuel retraitement futur.
Le gouvernement appelle, comme à chaque incident, à la transparence, mais aucun véritable débat public sur le sujet n’est au programme. Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem, demande « une vraie évaluation coût-avantage dans tous les domaines : économique, financier, écologique, social ».
Et Greenpeace conclut: « Le nucléaire représente une menace pour l’humanité. Nous le répétons depuis près de quarante ans. Qu’attend l’Etat français pour en prendre acte ? »
En salle depuis mercredi dernier, le dernier film signé Nicolas Hulot, « Le syndrome du Titanic », est « davantage un appel à la raison et un acte politique qu’un documentaire sur la crise écologique. D’ailleurs, la « belle nature sauvage » est la grande absente… » (Nicolas Hulot)
En pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, les industriels et certains politiques nous présentent l’énergie nucléaire comme la solution d’avenir, une énergie propre, maîtrisée, sans impact sur l’environnement et la santé. Parfois même, une énergie qui s’inscrit dans le « développement durable ». Mais l’énergie nucléaire est-elle aussi propre qu’on nous le dit ?
DÉCHETS : LE CAUCHEMAR DU NUCLÉAIRE
Réalisateur : Eric Guéret
Auteurs : Laure Noualhat et Eric Guéret
Avec la participation de Michèle Rivasi et Jean-Luc Thierry
Production : ARTE France, Bonne pioche, en association avec Sundance Channel
Mardi, 13 octobre 2009 à 20:45 sur ARTE Rediffusion jeudi 15 octobre à 09H55
(France, 2009, 98mn)
Eolienne révolutionnaire? Marc Parent, de Sainte-Tulle (04) a inventé une éolienne qui transforme l’air en eau potable. Un système de captation, de condensation, de stockage et de filtrage permet cette transformation.
Une éolienne peut produire entre 70 et 200 litres d’eau par jour, selon le lieu où elle est installée. Selon l’inventeur, « avec un mat de 50m, on pourrait collecter 25000 litres par jour. »
Est-il utile de rappeler qu’une éolienne produit aussi de l’électricité!
D’après Greenpeace, Total serait l’inventeur de ce nouveau concept avec l’exploitation des sables bitumineux au Canada et à Madagascar, pour un investissement total de 8 milliards d’euros.
« Il s’agit d’un crime climatique commis en toute impunité, explique Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie à Greenpeace France. Les sables bitumineux, c’est la façon la plus sale et la plus chère d’extraire et de produire du pétrole. Le pétrole issu de ces sables génère cinq fois plus de gaz à effet de serre que celui issu des gisements classiques. L’exploitation de ce pétrole nécessite aussi un gaspillage ahurissant d’énergie (gaz, électricité, carburant, etc.) et d’eau. »
L’extraction minière des sables bitumineux a un impact important sur les écosystèmes. En Alberta, cette forme d’extraction détruit complètement, dès l’ouverture de la mine à ciel ouvert, la forêt boréale, et a des conséquences directes sur l’air. Son extraction dégage des agents polluants, tel que le méthane, et génère des gaz très nocifs, tel que l’anhydride sulfureux, qui est responsable, même à des quantités très faibles, de l’acidification des lacs et des forêts.
Pour penser de nouvelles technologies plus vertes, certains architectes ne manquent pas d’imagination. On connaissait déjà le concept de mur végétal, en l’ayant croisé aux abords du quai branly, ou encore en fidèle lecteur du blog du DD (cf.Luc Schuiten)!
Mais les auteurs du projet Baubotanik sont allés encore plus loin. Ici, c’est toute la structure du bâtiment qui est soutenue par le tronc d’un saule (cf.Climatarians.org ou Treehugger). Même si le projet reste encore flou (la page web est en tout cas très pauvre), en général, l’insertion de plantes dans l’architecture est source de bienfaits écologiques: elle réduit la pollution, améliore l’isolation et permettrait maintenant de consolider le bâtiment.
Il est très appréciable que ce genre de projet voit le jour. En effet, le secteur de la construction possède un énorme potentiel d’économie d’énergie. En consommant 250kWh par an par mètre carré en France, l’immobilier rejette 25% des gaz à effets de serre et utilise 45% de l’énergie finale. Les dernières innovations pourraient mener à une moyenne de 50kWh par an par mètre carré (80% de réduction!). Le Grenelle de l’environnement espère réduire ainsi de 38% l’empreinte écologique du bâtiment. Cependant, si ces chiffres nous permettent d’être optimiste, la France se heurte à plusieurs obstacles, dont notamment le manque cruel de formation professionnelle sur ce type de projet (cf.Novethic.fr).
Si les coûts d’investissement constituent souvent un frein à la rénovation, ils s’avèrent en fait très rentables. Un ménage français paie en moyenne 900euros par an de facture de chauffage. En passant à un logement « basse consommation », il pourrait réduire sa facture à 250euros. Le grenelle de l’environnement ainsi que le ministère restent convaincus de l’importance de ce secteur (cf.Novethic.fr). Mais pour espérer une amélioration significative, il faut avant tout que les usagers soient également convaincus.
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