Pour tout ceux qui ne sont pas familliarisés avec la théorie de la décroissance je vous propose une courte introduction de Serge Latouche, professeur à la faculté de droit, économie et gestion Jean Monnet (Sceaux) de l’Université Paris-Sud.
Proche de la simplicité volontaire, la décroissance vise à rompre avec le système économique actuel qui n’a de salut sans croissance.
La Commission de Mesure de la Performance Économique et du Progrès Social a rendu lundi son rapport sur le PIB, l’environnement et le développement durable, et la qualité de la vie. Cette commission, née sous une proposition de Sarkozy en janvier 2008, a pour but de développer une « réflexion sur les moyens d’échapper à une approche trop quantitative, trop comptable de la mesure de nos performances collectives » et d’élaborer de nouveaux indicateurs de richesse.
En effet, aujourd’hui, n bouchon sur l’autoroute conduit à la hausse du PIB car il y a consommation d’essence. Le mal-être des usagers, la pollution de l’air ou les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas pris en compte.
Citation de la synthèse du rapport:
« Le rapport établit une distinction entre évaluation du bien-être présent et évaluation de sa soutenabilité, c’est-à-dire de sa capacité à se maintenir dans le temps. Le bien-être présent dépend à la fois des ressources économiques comme les revenus et des caractéristiques non économiques de la vie des gens : ce qu’ils font et ce qu’ils peuvent faire, leur appréciation de leur vie, leur environnement naturel. La soutenabilité de ces niveaux de bien-être dépend de la question de savoir si les stocks de capital qui importent pour notre vie (capital naturel, physique, humain, social) seront ou non transmis aux générations à venir. »
Nous ne sommes qu’au stade de l’analyse et de propositions mais la mise en place de nouveaux indicateurs va dans le sens de meilleures décisions politiques et vers un nouveau modèle de société.
Depuis sa sortie, les fans de la pomme se ruent dessus, je vous parle bien sûr du tout dernier système d’exploitation de mac: Snow Leopard. Mais là ou les plus geek d’entre nous se réjouissent d’actualiser les icônes pdf 1.8x plus rapidement, d’autres voient dans ce nouvel OS des économies d’énergies, dues notamment à une meilleur gestion du processeur (cf.Climatarians.org ou Macgeneration.com). Le site CNET news a en effet réalisé un test sur un mac book pro 17″, montrant que Snow Leopard consommait en moyenne 10% d’énergie en moins (cf.voir le test). Ce résultat est néanmoins susceptible de varier selon l’utilisation.
Même si le géant de l’informatique tente de se donner une image plus verte (cf.Steve Jobs), on peut regretter la maigreur des efforts réalisés. De plus, comme dans le cas présent, ce type d’amélioration est sûrement d’abord animé par un désir de rentabilité. On espère donc qu’Apple mettent enfin autant d’énergie dans la conception écologique de ses produits que dans la médiatisation de ces pseudo-économies.
A l’heure de la mise en place de la taxe carbone, sait-on ce que représente une tonne de CO2?
Attention: carbone ou CO2?
Il ne faut pas confondre tonne carbone et tonne CO2. Par définition, un kg de CO2 “pèse” 0,2727 kg d’équivalent carbone. Il s’agit en fait du ratio destiné à mesurer le poids du carbone seul dans le CO2.
Les chiffres ici sont pour une tonne carbone et donc 3,7 tonnes de CO2.
1 tonne, c’est beaucoup?
1 tonne équivalent carbone c’est (à peu près…) :
1 an de chauffage au gaz pour un 3 pièces à Paris
ou 1 aller-retour Paris – New York en avion
ou 1,8 tonnes de papier
ou 14000 km de Twingo en ville
ou 8500 km de 4×4 en ville
ou 20 aller-retours Paris- Londres en avion
Un français émet en moyenne 9 tonnes de CO2, l’émission soutenable en 2050 sera de 2 tonnes de CO2 par personne (facteur 4, objectif fixé par la France).
Tout les objets que nous possédons ont une histoire. De la mine jusqu’au magasin en passant par l’usine, multiples sont les étapes qui les mènent jusque dans nos mains.
« The story of stuff » est une vidéo qui explique ce trajet en détaillant chacune des étapes du cycle de vie d’un produit. Cette approche globale montre du doigt les dérives du credo consumériste actuel.
La taxe carbone fait beaucoup parler d’elle ces derniers temps, mais nombreux sont ceux qui ont du mal à comprendre son fonctionnement ou même son intérêt.
Pour parfaire vos connaissances, je vous propose d’écouter l’interview de Jean-Marc Jancovici (on ne le présente plus) sur RMC.
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