Il y a quelques mois, on avait pu voir une magnifique vidéo expliquant comment recycler un ordinateur pour en extraire les métaux précieux ( voir le post « Vos PC valent de l’or »). Ce reportage présentait gentiment comment récupérer un maximum de matière première sur un ordinateur usagé. Il signalait à peine le reste non recyclé, bien souvent constitué de produits toxiques, qui finit brûlé. Voilà un autre reportage montrant plutôt le côté obscur de cette industrie:
On y voit comment des montagnes de déchets électroniques (e-wastes) sont brûlées dans des conditions sanitaires plus que discutables, afin de récupérer ces fameux métaux précieux (or, argent, cuivre notamment). Non seulement le gâchis est considérable, mais bien entendu, pour travailler dans ces fumés de produit toxique, ce sont les ghanéens qui s’y collent!
La majorité de ces déchets proviennent des Etats-Unis ou d’Europe. La vidéo précise que ces mêmes pays ont interdit l’exportation de déchets électroniques en dehors des pays membres de l’OCDE. Evidemment, certains industriels passent outre ce règlement en déclarant ces exportations comme des produits d’occasion (second hand). Sur ce sujet, Greenpeace tente de faire pression sur les compagnies informatiques entre autre par le biais de son classement « Guide to Greener Electronics » (voir le site de greenpeace). Même en mâchant ses mots, cette pratique n’a pas volé le titre de « scandaleuse ».







3 comments
Climatarians | Green directory says:
juil 15, 2009
Hi Antonin, thanks for the informative post and the wonderful video. Yes sometimes the benefits of recycling sometimes overshadow the other environmental damages that this very recycling might cause. Often toxic waste materials are released during some recycling processes that could be dangerous to human health. So we need to strike a balance here.
Thanks for the wonderful post.
Joost Hoogstrate
Le Blog du DD » Pourquoi déployer tant d’énergie pour ne rien faire? says:
avr 13, 2010
[...] Le vrai problème de ce « faux débat » est qu’en réalité, la conclusion du changement climatique ne devrait pas influencer les décisions politiques. En effet, il y a plein d’autres raisons, toutes aussi graves, qui doivent nous pousser à changer. Notre économie est fondamentalement dépendante des énergies fossiles, et nous savons tous que les stocks sont limités. Attendrons-nous d’être complètement acculés pour décrocher? Le modèle agricole est aussi un enjeu d’échelle mondiale, et il cumule les problèmes environnementaux et sociaux. L’agriculture intensive détruit l’écosystème locale et stimule la déforestation. Parallèlement, on est confronté à l’absurdité d’une production suffisante pour nourrir la planète, mais qui laisse un milliard d’humain souffrir de la faim. Il y a aussi toutes les pollutions et inégalité locale que notre soif d’énergie nous fait alimenter. Comme au delta du Niger ou Total et Shell pillent les ressources pétrolières d’une population toujours plus pauvre. Et ces exemples-là se ramassent à la pelle ([1],[2],[3],[4],…). [...]
Le Blog du DD » Ordinateur 2.0, le projet écologique et social says:
nov 29, 2010
[...] Le plus navrant est sans doute leur fin de vie. Elle consiste la plupart du temps en un démantèlement et une récupération (très partielle) des métaux rares. Tout cela fait essentiellement dans des pays du Sud, dans des conditions peu recommandable sous toutes coutures (cf. leblogdudd)! [...]