Ce dimanche 21 juin s’achève la 48éme édition du Salon international de l’aéronautique et de l’espace Paris-Le Bourget. De nombreux sujets brûlants ont été abordés comme la crise économique ou le récent drame du vol Paris-Rio. Mais il aurait également été question d’écologie. Charles Edelstenne, président de Dassault aviation et président du Gifas (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales), interrogé par Le Monde.fr, a en effet expliqué que son industrie se préoccupait aussi des problèmes d’écologie:
A écouter cette déclaration, Charles Edelstenne semble plutôt avoir envie d’éluder la question rapidement. Pourtant le problème se pose réellement. Si le trafic aérien n’est responsable que de 3% des émissions de gaz à effet de serre, c’est entièrement due au fait qu’une faible minorité de la population mondiale a les moyens de voyager en avion. En effet, si l’on imagine que tout être humain effectue un aller/retour Paris/New-York par an et n’émet rien à côté, il faudrait déjà 1.4 fois la terre pour absorber les gaz émis.
Cependant, la finitude des réserves de carburant fossile force les industriels de l’aviation à tenter de faire évoluer leurs technologies, écologie ou pas. Lors de ce salon du Bourget, plusieurs innovations ont été proposées, comme un dirigeable à énergie solaire. Malheureusement, ce qui semble être la véritable direction empruntée par le secteur aéronautique est le développement des biocarburants (article sur les tests de Boing). Malheureusement car ceux-ci ne sont pas exempts de problèmes écologiques et même sociaux. Citons notamment que la croissance de cette filière risque d’accélérer la déforestation (second responsable des émissions de CO2) ainsi que l’appauvrissement des sols, le dégagement de protoxyde d’azote (puissant gaz à effet de serre). De plus, la faim dans le monde touche à présent 1 milliard de personne dans le monde (référence: le monde.fr), il peut sembler paradoxale de faire croître l’agriculture pour alimenter nos avions et non nourrir le reste de la planète…
Le site Agir 21 propose un calculateur d’empreinte carbone assez ludique. L’exercice est intéressant pour tout ceux qui ne l’aurai jamais fait. Comme d’habitude le résultat s’exprime en planète : « Si tout le monde était comme vous, il faudrait X plannètes pour subvenir à nos besoins ».
Aujourd’hui je vous propose ,et vous incite, à voir une conférence qu’il a enregistré pour la société SPIE qui a pour intitulé « Climat et Energie : la fin de l’âge d’or ». Vous trouverez dans cette vidéo les repères et les pré-requis essentiels à la compréhension des défis de notre société. Tout cela exposé avec une clarté et une rigueur exemplaire. A voir absolument !!
Il y a quelque temps, Google était pointé du doigt pour les emissions de GES engendrées par ses serveurs informatiques. Ainsi le physicien Alex Wissner-Gross (Harvard) expliquait dans le Times que deux recherches sur Google rejetait 14 grammes de CO2 dans l’atmosphère, soit autant que pour faire chauffer une tasse de thé.
Pour répondre à ces accusations, la compagnie de San Fransisco a publié une étude comparant ses émissions à celles engendrées par d’autres produits de la vie courante.
Luc Schuiten est un architecte bruxellois tout à fait particulier. Son oeuvre tourne principalement autour du concept d’harmonisation de villes humaines avec la faune et la flore. L’enjeu est pour lui autant écologique qu’esthétique.
L’exposition retrace ses projets, des plus concrets aux plus utopiques. Il propose notamment plusieurs aménagements dans la ville de Bruxelles visant à incorporer des jardins (verticaux, sur les toitures,…) autour de structures déjà existantes. Mais cet architecte rêveur propose également des concepts de villes entières basés sur cette fusion. C’est aussi un grand promoteur du biomimétisme, c’est-à-dire des innovations technologiques qui utilisent les écosystème du vivant comme première source d’inspiration. Cela va du système de climatisation des termitières à l’idée de la ville lotus inspirée des propriétés de la fleur éponyme.
On appréciera le côté artistique de l’exposition, avec de nombreux dessins représentatifs de ses projets. Son style n’est pas sans rappeler celui de son frère François (auteur de bande dessinée). En terme architecturale, Luc propose de nombreuses idées de bâtiments très innovateurs. Cependant, lorsqu’il projette ses idées à l’échelle d’une ville, on peut regretter une tendance à cloner la même édifice. Cela peut donner une impression de ville assez uniformes malgré l’abondance d’innovations proposées. Les projets moins ambitieux comme ceux proposés à la ville de Bruxelles sont eux très attrayants car ils se fondent parfaitement dans le visage d’une ville déjà existante et contribuent à apporter une touche de nature et d’originalité.
Alors que les documentaires sur l’environnement sont de plus en plus à la mode, la réalisatrice Fanny armstrong prend le contre pied de cette tendance et nous propose « The Age of Stupid ». Dans ce docu-fiction le spectateur se retrouve témoin de ce que pourrait devenir la planète si nous ne prenons pas à bras le corps l’urgence de la crise climatique. A vous maintenant de vous faire une idée à l’aide de la bande-annonce ci-dessous.
Le film n’est malheureusement pas encore projeté en France. Vous pouvez cependant vous rendre sur son site officiel ou sur le site notstupid.org qui tentent de mobiliser les citoyens européens en vue des futurs rencontres internationales à copenhagen.
La multinationale Total vient d’obtenir l’autorisation d’enfouir 120 000 tonnes de CO2, pendant 2 ans. Cet accord ne fait pas l’unanimité auprès des associations de défense de l’environnement.
Total: “Ce projet démontrera le rôle que la capture et la séquestration du CO2 peuvent jouer dans la réduction des émissions de Gaz à effet de Serre des installations industrielles” (Christophe de Margerie, President Exploration & Production de Total, voir le site web).
Même si ce projet semble à première vue orienté écologie, la FNE s’oppose au recours à cette technologie. Les principaux arguments avancés par l’association sont (voir le communiqué de presse):
-Une technologie coûteuse: en effet, non seulement cette technologie est très onéreuse, mais elle est également très gourmande en énergie. Les opérations de capture, transport et injection souterraine s’avèrent en effet très consommatrices.
-Une technologie mal maîtrisée: Certains expert estiment que ce type de méthode ne sera pas complètement opérationnel avant 2030. De plus, les risques environnementaux ne sont absolument pas maîtrisés. L’enfouissement de CO2 dans des cavités géologiques pourrait en effet avoir de graves impacts. Citons les risques potentielles d’intoxication des nappes phréatiques voisines ou encore l’acidification des océans (dangereux pour la vie sous-marine). Ces risques peuvent également être amplifiés par des fuites provoquées par une activité sismique proche.
Même les plus optimistes s’accordent sur le fait que ce type de technologie ne peut être développé qu’en parallèle de nouvelles énergies propres. On peut cependant s’interroger sur la viabilité de cette idée, qui peut amener au concept de “charbon propre”, qui consiste à enfouir directement le CO2 émis par une centrale thermique. Ce dernier cas semble peu orienté développement durable car on ne résout pas le problème de l’émission de CO2, on peut donc douter de la possibilité de cacher le CO2 sous le tapis éternellement.
Le président des Maldives, Mohamed Nasheed, a récement annoncé (voir vidéo ci-dessus) sa volonté de faire de son pays le premier a être neutre en CO2. Il se donne 10 ans pour accomplir cette tâche pour le moins ambitieuse. On comprend mieux ce choix lorsque l’on a en tête la situation géographique de l’archipel. En effet les îles basses des maldives seront les premières à disparaître en cas de montée du niveau des océans.
Cependant des spécialistes affirment que cela ne sera pas possible. Si la consommation énergétique peut être « facilement » remplacée par des renouvelable il n’en est pas de même de celle induite par l’important flux d’avions qui vient tous les jours des quatres coins du monde. L’activité de l’archipel étant intimement liée au tourisme, elle ne pourrait se priver de cette mane financière importante.
Pour ce point Nasheed ne propose dans son plan que de compenser ces émissions. En d’autre terme le problème n’est que déplacé. Pour devenir réelement neutre les Maldives devraient mettre en place une refonte profonde de leur mode de vie et de leur organisation. Chose beaucoup plus facile à dire qu’à faire…
Sur www.agisavecnoe.org, retrouvez les gestes à suivre pour préserver la biodiversité et adopter la Biodiv’ Attitude. Participatif, ludique et complet, ce site apporte des réponses concrètes à tous ceux qui se posent des questions. Vous y trouverez les clés pour agir au quotidien et serez au contact d’internautes eux aussi impliqués dans la protection de la biodiversité. Alors, vous aussi, passez à l’action !
L’association Noé Conservation a pour mission de sauvegarder la biodiversité par des programmes de conservation d’espèces menacées et de leurs milieux naturels tout en encourageant le changement de nos comportements en faveur de l’environnement. Pour aller plus loin et découvrir les programmes Papillons & Jardin, Jardins de Noé, Arbres & Forêt …, www.noeconservation.org.
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